Bacs, trait d'union avec le Médoc

Les liaisons par voiliers, tributaires des vents et surtout des courants, ne pouvaient être régulières. Ce n'est qu'avec l'avènement de la vapeur, au XIXe, qu'on s'affranchit de ces contraintes, et qu'un service digne de ce nom put se mettre en place. Une noria de petits bateaux assurait cette traversée dès 1880.

Avec l'arrivée de l'automobile, certains conducteurs, comme nos pèlerins du Moyen Âge, durent pester contre le détour imposé pour rallier le Médoc. On proposa donc, dans les années trente, de doter l'estuaire de bacs transbordeurs pouvant embarquer des véhicules. Le premier, le Cordouan, fut mis en service le 10 avril 1936. 150 passagers, une douzaine de voitures embarquées, une traversée en une demi-heure à peine, il n'en fallait pas plus pour lui assurer un succès rapide. Lui succédèrent pêle-mêle le Côte d'Argent, la Gironde, le Médocain, le Verdon.

Depuis le 20 avril 2002, c'est un drôle de navire amphidrome, de 71 m avec poupe et proue identiques, évitant des virements pour l'accostage, qui sillonne l'embouchure. Ce nouveau Gironde embarque 600 passagers et 150 voitures, tout augmente ! L'été, ses rotations sont effectuées de concert avec le Verdon. Il convient de ne pas oublier les mini-croisières au départ de Royan ou de Meschers vers Cordouan, qui depuis longtemps permettent aux touristes de découvrir le « phare des rois ou roi des phares ». Ri-ta-po ou Valesdire, parmi tant d'autres, ont laissé place aujourd'hui à la Sirène, la Bohème ou au Côte de Beauté qui perpétuent la tradition.

Bac Royan-Le Verdon

Le Verdon